Prix Nougaro

Les lauréats de l’édition 2022

Ils étaient près de 300. Ils ne sont plus que 12. Le Prix Nougaro a récompensé hier au Bascala de Bruguières (Haute-Garonne) les jeunes talents d’Occitanie. Depuis 15 ans, le Prix Nougaro encourage les artistes de 15 à 25 ans à exprimer leur créativité.

Catégorie Bande-dessinée

Nom d’artiste
Victor Galy

Âge
23 ans

Originaire de
Juillan (65)

Nom de l’oeuvre
« L’Aube Rouge »

Présentation de l’artiste ou de la formation
Je m’appelle Victor et j’ai 22 ans. Ancien étudiant du domaine commercial, je me réoriente cette année en formation artistique dans le but de faire de ma passion pour les arts graphiques mon métier. Depuis que je suis tout petit, j’aime imaginer et illustrer des histoires au travers du dessin, de la peinture et de l’écriture. Je m’inspire souvent de mes émotions et de mes expériences personnelles pour créer mes personnages.

Présentation de l’œuvre
« L’Aube Rouge n’est que l’ébauche d’un univers encore inexploré. N’étant habituellement pas fan du genre zombies et morts-vivants, j’ai tout de même voulu aborder le sujet de façon personnelle et avec mon propre style graphique.
Ces quelques pages retracent les souvenirs bien enfouis d’un jeune adolescent qui tente de survivre avec sa meilleure amie dans un monde envahi d’infectés. »

Un petit mot sur le fait d’être lauréat
« Je suis très heureux aujourd’hui de recevoir ce prix qui représente énormément pour moi. N’ayant jamais reçu de distinction pour ce que je fais depuis toujours, c’est-à-dire le dessin et l’illustration, cela me redonne beaucoup de confiance en moi et en mon travail et me motive à continuer à créer et imaginer des histoires à l’avenir. »

Catégorie Création visuelle

Nom d’artiste
Anaë Croste-Baylies

Âge
25

Originaire de
Toulouse (31)

Nom de l’oeuvre
« Petites épopées terrestres »


Présentation de l’artiste ou de la formation

Quand j’étais enfant, mon père reproduisait des visuels de cassettes vidéo. J’étais extrêmement admirative de la lente et irrégulière apparition du dessin et de l’autonomie illusoire du stylo de mon père, que je prenais pour une sorte d’artiste florentin exquis (en fait : pas tant que ça).

Voulant moi aussi acquérir ce don des cieux dont mon grand frère semblait déjà doté, j’ai commencé à reproduire des visuels à mon tour. Dans la foulée, j’ai pris l’un des stylos très noirs et fluides de ma mère, que j’utilise encore aujourd’hui. A force de plagier copieusement différentes images, BD et mangas, j’ai fini par développer un style et constituer mon vocabulaire de formes.

J’ai donc appris à dessiner par imitation. Je dessine des portraits et des bandes-dessinées, beaucoup d’objets inanimés en gros plans ou de chambres mal rangées, mais aussi des personnages inventés. J’utilise presque exclusivement le noir et blanc. Je me sens chez moi dans les petits formats et dans l’accumulation de détails. Ce qui m’intéresse le plus, c’est de développer une patience quasi infinie (pour esquisser les formes, tracer chaque trait le plus droit possible, dessiner chaque tuile d’un toit, attendre que l’encre sèche sous peine de pâtés disgracieux) tout en conservant rigueur et exigence tout au long du processus.


Présentation de l’œuvre

« Mes chansons, mises bout à bout, ce n’est qu’un autoportrait, c’est ma petite épopée terrestre, à travers femmes, nuits, alcool et poésie » - Claude Nougaro

Au moment de me mettre au travail, j’avais deux certitudes, celle du médium (dessin à l’encre noire sur papier blanc) et celle de vouloir représenter mon quartier, de le passer sous mon encre en quelque sorte.

Après mon immersion nougarienne, j’ai réalisé que les mouvements géographiques de Nougaro et les miens avaient souvent été étonnamment similaires. Malgré l’écart temporel, nous avons souvent été voisins.
C’est ce qui m’a donné l’idée d’une structure en miroir, afin de mettre en avant ces similitudes. Je me suis ensuite attelée à mes recherches pour trouver les lieux de Nougaro et les représenter. Il est d’ailleurs à noter que les édifices religieux ressortent particulièrement, de part leur grandeur et leur parfaite symétrie, ce que je n’avais pas prévu au début de mon travail.

Après hésitations, j’ai choisi de ne pas faire figurer nos silhouettes sur la ligne de démarcation entre sa vie et la mienne. L’absence de figures humaines rend les lieux plus vivants et renforce l’idée de portraits architecturaux. Je me suis aussi amusée avec les détails, en modifiant drastiquement l’aspect de ma maison, en représentant mon école telle qu’elle était dans mon enfance et pas aujourd’hui ; ou en dessinant des Airbus A380.

En travaillant, j’ai ressenti comme une proximité avec Nougaro à plusieurs titres. D’abord, il pratiquait lui aussi le dessin. Il avait une ligne à la Cocteau, et il utilisait cet art pour communiquer avec sa sœur Hélène, qu’il appelait le Sphinx et qui était aussi pudique que lui. Ensuite, j’ai senti un besoin de rythme et de jeu entre harmonie et disharmonie dans mes portraits de lieux. Enfin, pour avoir écouté à peu près 137 fois « Ô Toulouse » pendant le processus, j’ai compris que mon rapport à Toulouse était plus nuancé que je le pensais, un mélange d’amour et d’un peu d’amertume.

Il en résulte le portrait de deux existences en miroir, avec leurs contrastes (entre une vie d’artiste internationalement connu et celle d’une simple toulousaine, entre un homme du XXe siècle et une femme du XXIe) et leurs échos.

Un petit mot sur le fait d’être lauréat :
« Ce prix est important pour moi parce qu’il me lie plus étroitement à mon pays natal. Pendant des années, j’avais regardé distraitement le concours passer jusqu’à mes 25 ans, qui rimaient avec ma dernière chance de participer. C’est aussi la première fois que je remporte un prix pour mon activité de dessinatrice, ce qui me rend particulièrement fière. »

Crédits Photo
Valentine Dodeman

Catégorie Photographie


Nom d’artiste

Jack Arnoldi

Âge
24

Originaire de
Toulouse (31)

Nom de l’oeuvre
Emotion noire

Présentation de l’artiste ou de la formation
Je suis ingénieur robotique de formation et de travail mais j’ai toujours eu un penchant artistique. J’ai commencé la photo sérieusement il y a deux ans en brulant mes économies pour acheter un petit Lumix GX9 et depuis je suis accroc. Je passe mon temps dehors à faire de la photo.

Et quand je ne fais pas de photo je rêve de mon prochain projet photo. Si je ne sais pas trop d’où cette passion me vient, ma mère dirait qu’elle a toujours été là depuis le moment où j’ai piqué le DSLR de mon père pour faire quelques photos de mon jardin.

Présentation de l’œuvre
Ce projet s’appelle Émotion noire. Il s’agit de portraits dramatiques en noir et blanc de personnes noires. J’ai monté ce projet notamment à cause du manque cruel de représentation en France, pour montrer les personnes noires d’une façon qu’on ne voit pas forcément dans les médias traditionnels et ainsi aller au-delà des stéréotypes. Ce concept de représentation est important pour moi parce que c’est quelque chose qui m’a beaucoup manqué en grandissant et en essayant de me construire en tant que petit garçon noir métisse en France et encore aujourd’hui en tant qu’adulte. Ce que l’on voit dans l’audiovisuel français n’est globalement pas ce qui me représente. J’ai grandi en étant un grand "nerd" et cette image est l’opposé de l’imaginaire collectif de l’homme noir en France.

Ce projet montre donc des larmes, des sourires, des rires, de la grâce, de la colère, de l’ennui, de la bonté… Bref autant de choses qu’on ne voit pas habituellement.

Et je tiens à remercier du fond de mon cœur les 10 personnes qui m’ont fait confiance pour ce projet, et avec qui j’ai partagé des moments magnifiques. Toutes ces personnes sont aussi belles à l’extérieur qu’à l’intérieur et j’espère avoir retranscrit ça dans mes photos. Kelley, Ali, Minkwé, Théo, Elodie, Alicia, Mouss, Miguel, Anaëlle et Malka, merci encore.

Un petit mot sur le fait d’être lauréat :
C’est pour moi un grand honneur d’être lauréat d’un prix de photographie. La photo que je présente fait partie de mon premier gros projet photo. Et ce projet a été très important pour moi pour ce qu’il représente et ce qu’il m’a apporté. Gagner ce prix me permet de m’affirmer et de me valider en tant que photographe mais aussi de donner de la visibilité à la cause que je porte avec ce projet et pour ça je suis très reconnaissant envers le Prix Nougaro de m’offrir cette opportunité.


Crédits Photo

Maxime Elhaïk

Catégorie Musique instrumentale


Nom d’artiste

Jérémy Rollando

Âge
24

Originaire de
Toulouse (31)


Nom de l’oeuvre

« La Montgolfière »


Présentation de l’artiste ou de la formation

Avec un papa comme Pascal Rollando, percussionniste, Jérémy est tombé dedans quand il était petit.

Entouré de musiciens de talent, il est bercé par les guitares flamenca de Serge Lopez, Bernardo Sandoval, Jacky Granjean et Kiko Ruiz.

Après avoir joué ses compositions avec son groupe Terranga, Jérémy Rollando présente sa nouvelle création : La Montgolfière, où il propose des compositions aux multiples influences.

Révélant une sensibilité fugueuse à fleur de cordes, il y distille une musique polychrome, en recherche constante de nouvelles sonorités.

Présentation de l’œuvre
Extraits de l’album en cours de réalisation « La Montgolfière », musique instrumentale et poétique, « instrumentique » en quelque sorte ! J’essaye d’emmener mes auditeurs dans mon petit monde imaginaire, à base de Nuages, de grenouille qui parle, de lune et de soleil.

Un petit mot sur le fait d’être lauréat
Je suis très content d’être lauréat dans la catégorie « Musique Instrumentale » !
Nougaro quoi ! C’est chouette quand même ! :)

Crédits Photo
Ornella Fresnel Gimenez

Catégorie Chansons en tout genre

Nom d’artiste
Samir Flynn


Âge

23

Originaire de
Toulouse (31)

Nom des œuvres
« Pas de visa » - « L’apprentissage » - « Kid Paddle »


Présentation de l’artiste ou de la formation

Samir Flynn c’est moi, jeune français d’origine irlando-tunisienne, d’où ce mélange de sonorité dans mon nom et d’où le choix de le garder comme nom d’artiste.

Mais pour le public c’est déjà quatre EP sortis sur 2 ans, 2ans de pandémie, car en effet mon premier projet sortira 2 jours après l’annonce du premier confinement, 2 ans l’expérimentation, car en effet je m’y autorise tous les styles.

2 ans d’indépendance toulousaine, car en effet tous ces projets sont auto-produits dans la ville rose avec l’aide d’amis et d’acteurs purement occitans et surtout 2 ans de plaisir car en effet la musique est tout simplement ma passion, ma raison de vivre, l’essence dans mon moteur comme j’aime à l’appeler.

Catégorie Médias

Nom d’artiste
Maeva

Âge
22

Originaire de
Narbonne (11)

Nom de l’oeuvre
« Les chroniques de Mae »

Présentation de l’artiste ou de la formation
« 22 ans, je viens de terminer mes études en DUT métiers du livre pour devenir libraire »


Présentation de l’œuvre

« C’est un blog littéraire où je partage mes dernières lectures, mes achats ou encore les librairies où j’aime flâner. Je partage ma passion avec les autres lecteurs ! »

Un petit mot sur le fait d’être lauréat
« Je n’y croyais absolument pas ! Je suis très heureuse d’être lauréate avec mon blog. C’est une récompense qui me prouve que le travail que j’ai réalisé jusqu’à présent porte ses fruits. J’ai encore plein de nouveaux projets dans le monde de la littérature qui, je l’espère, aboutirons. »

Catégorie Nouvelle


Nom d’artiste

Elise Picandet


Âge

25

Originaire de
Toulouse (31)

Nom de l’oeuvre
« Le Jules de ma mère »

Présentation de l’artiste ou de la formation
Je suis étudiante à Toulouse, où je passe mon temps dans les cafés et les parcs pour écrire des romans ou des poèmes que je fais vivre sur les scènes slam, refaire le monde avec mes amis ou regarder dans le vide en songeant à l’absurdité de l’existence, selon l’inspiration du moment. Je fais aussi du maraîchage, mais ma véritable ambition, c’est de devenir écrivaine dans une maison remplie de chats.

Présentation de l’œuvre
« Le Jules de ma mère, c’est l’histoire d’un petit binoclard qui raconte sa famille bancale, une mère un peu triste, une sœur un peu peste, un labrador un peu fatigué. Un jour, une star de la chanson vient frapper à la porte : c’est le Jules de sa mère, qui emménage avec ses guitares, ses excentricités et son imagination débridée.

Catégorie Poésie

Nom d’artiste
Bérénice Peretti-Watel

Âge
21

Originaire de
Aubais (30)

Nom de l’œuvre
Mon cœur mécanique

Présentation de l’artiste ou de la formation
J’écris depuis toujours, j’ai toujours aimé et voulu écrire. Je collectionne les petites choses : un rayon de soleil posé sur le lit, une coccinelle sur le coin de la table, une mandarine à quatre heures de l’après-midi, la silhouette d’un hérisson dans les buissons, le sourire d’un inconnu… J’aime beaucoup de choses, mais ma grande passion c’est la poésie.

Présentation de l’œuvre
J’écris des poèmes en prose, et depuis quatre ans je travaille à un recueil de plus de trois cent poèmes.

Un petit mot sur le fait d’être lauréat :
« Être lauréate est un grand honneur et une surprise bien plus grande encore !
Je ne m’attendais vraiment (mais alors vraiment pas) à être lauréate ; et c’est peut-être ce qui fait aussi que la beauté de cette surprise. J’avais déjà participé au concours, deux fois, il y a quelques années, sans succès. Et cette année, je l’ai fait un peu à la va-vite, sans y croire du tout. Comme quoi, il y a parfois du bon à perséverer ! »

Catégorie Scénario de court-métrage

Nom d’artiste
Iman Laget

Âge
18 ans

Originaire de
Montpellier


Nom de l’oeuvre

« Dieu est mort »


Présentation de l’artiste ou de la formation

Je m’appelle Iman Laget, j’ai 18 ans depuis pas très longtemps, je suis née et j’ai grandi à Montpellier. Scolarisée au collège Fontcarrade puis au Lycée Jean Monnet, j’ai suivi la spécialité Théâtre pendant 3 ans ainsi que les spécialités Humanités et Histoire-Géographie-Géopolitique-Sciences-Politiques.

Après l’obtention de mon bac en 2021, j’ai décidé de partir à Marseille suivre une formation de Jeu d’Acteur aux Ateliers de l’Image et du Son, dans laquelle j’évolue depuis Septembre, pendant 2 ans. Je vis ma vie d’étudiante entre regarder des films dans mon petit appartement, apprendre mes textes, boire des cafés sur des terrasses marseillaises au
soleil, et prendre le train pour Montpellier pendant les week-ends et les vacances.

Présentation de l’œuvre
J’ai écrit "Dieu est mort" pendant la période qui a suivi le décès de Diego Maradona. Inspirée par les phrases entendus, l’ambiance de deuil collectif, le bouleversement de mon père pour un homme qu’il n’a pas connu…

C’est l’histoire de Sharon qui vit seule avec son père et se retrouve confrontée à son état de deuil face à son joueur préféré. On y découvre la relation qui les unit, pendant un jour important dans la vie de son père, un peu moins dans la sienne.

Catégorie Vidéo courte

Nom d’artiste
Noémie Cartier-Lange


Âge

16

Originaire de
Bagard (30)

Nom de l’oeuvre
« Grandir »


Présentation de l’artiste ou de la formation

« Adolescente passionnée de cinéma (en particulier de réalisation et de montage). Je rêve de devenir cheffe-monteuse et/ou réalisatrice. Je suis actuellement au lycée et je fais l’option cinéma audiovisuel, c’est une matière artistique qui me plaît beaucoup et qui me donne encore plus envie de me projeter dans le cinéma. »

Catégorie Clip vidéo

Nom des artistes
Diego Spenale et Hugo Breams

Âge
19 ans

Originaire de
Toulouse (31)

Nom de l’oeuvre
« Pellicule »

Présentation de l’artiste ou de la formation :

Diego :
« Suite à l’obtention d’un baccalauréat spécialité Cinéma-Audiovisuel au Lycée des Arènes, je poursuis actuellement mes études dans le cursus BTS Audiovisuel option Métiers de l’Image dispensé par l’ISPRA à Toulouse. L’année prochaine je me dirige à l’EICAR sur Paris, pour une année en alternance dans un bachelor professionnel Technicien Audiovisuel Mention Réalisation.

En parallèle de mes études, je suis également rappeur auteur, artiste-interprète depuis 2018, j’ai notamment eu plusieurs fois l’occasion de me représenter sur scène et d’interpréter mes compositions originales. Je profite de mon savoir-faire dans l’audiovisuel pour l’appliquer dans cet art, par le biais de la réalisation et du montage de différents clips vidéos sur YouTube. »

Hugo :
« Après avoir obtenu un bac S option Cinéma au lycée des Arènes à Toulouse puis le BTS audiovisuel option Métiers de l’image dans ce même lycée, je me suis lancé en 2020 à mon compte en tant que vidéaste, photographe et pilote de drone.

Je réalise du contenu pour les particuliers (mariages, anniversaires, séances photo, clips de musique) et pour les entreprises (vidéo de présentation, récap d’évènement, interviews pour les réseaux sociaux). Ayant déjà commencé à travailler sur ces sujets en parallèle de mes études, en faire mon métier était pour moi la suite logique.

Sur mon temps libre, je suis aussi Youtuber. J’alterne entre vidéos humoristiques (sktech, vlogs) et contenus introspectifs, racontant ma vision et la manière dont je vis le début de ma vie d’adulte (fin des études, relations amoureuses, monde du travail, gestion de ma passion, voyages, vlogs de projets innovants) »

Présentation de l’œuvre
Diego :

« Pellicule, c’est un morceau cathartique qui exprime le déni de la fin d’une relation amoureuse, l’accrochage incessant au passé et aux souvenirs. On voulait donc mettre à l’image quelque chose de poignant, mélancolique, triste, et vraiment jouer sur ça : Je suis triste et je m’accroche au passé alors que plus rien n’est.

Il y a quelque chose de très “vaste” dans l’instrumentation, tandis que l’histoire que je raconte évoque le “vide” que je ressens en son absence, je voulais donc jouer sur l’immensité du vide, avoir, au-delà des gros plans, beaucoup de plans où l’on me voit seul dans un espace immense.

« Pellicule » était à la fois un clip avec beaucoup d’ambition, à la fois un clip avec peu de budget : tout a été fait maison, notamment la création du cadre en bois dans la forêt (peint et construit par Hugo et son père) ; nous étions en très petite équipe durant le tournage, et j’ai vécu ce dernier comme une réelle aventure humaine, intimiste et ambitieuse à la fois.
Pour revoir le clip : https://www.youtube.com/watch?v=LUNLnzAiJzg
Le making-of : https://youtu.be/-57Ev9Tmaxw?t=1553 »

Hugo :
« « Pellicule » est un clip de musique mettant en scène la première étape du deuil d’une relation amoureuse : le déni. Diego scroll dans sa pellicule, cherchant à ressentir à nouveaux les émotions de ces instants passés à deux. Une fois arrivé au bout de celle-ci, il finit par retourner voir celle qui envahit ses pensées, espérant faire un nouveau bout de chemin à ses côtés. Mais la rencontre ne se passe pas comme il l’avait imaginé…

« Pellicule » avait pour ambition d’avoir une dimension cinématographique dans son style et dans sa technique. Nous avons décidé de remplacer le téléphone sur lequel Diego scroll par un cadre géant de 3m sur 3m en effet spéciaux. C’est un clip qui a demandé beaucoup d’organisation, de moyens et d’énergie mais c’était avant tout une aventure humaine intimiste et une création cathartique pour Diego.

Le making of de l’aventure est disponible sur ma chaine YouTube : https://youtu.be/-57Ev9Tmaxw?t=1553 »

Catégorie Ò Mon País

Nom d’artiste
Ophélie Cazalens

Âge
24


Originaire de

Lattes (34)

Nom de l’oeuvre
Pastel

Présentation de l’artiste ou de la formation
Je m’appelle Ophélie Cazalens, je suis étudiante en master design objet. Etant en licence design Objet à Toulouse, je m’inscris dans un design de territoire afin d’inscrire la mémoire locale dans le paysage contemporain. Cette approche vise à proposer une nouvelle manière de consommer le patrimoine. Ma démarche de designer porte sur des questions de localité, de résilience, de ressource, de traçabilité et de transmission au sein de l’Occitanie.

Lorsque j’ai commencé en tant que jeune designer à investir les questions de territoire, il m’est venue ce besoin de transmettre ma vision sensible de notre douce région.

Revaloriser et dévoiler le potentiel des savoir-faire et ressources d’un territoire amène à une transition positive et durable par l’apport social, environnemental et économique que cela construit.

Le projet Moments suspendus se porte sur la valorisation du savoir-faire tinctorial du pastel au sein de l’Occitanie. Travailler ce bleu précieux, invite à une consommation consciente de nos couleurs, un éloge à la lenteur.

Présentation de l’œuvre
Suspension aux nuances locales.


Projet portant sur la revalorisation des ressources territoriales.

Ce luminaire est inspiré de mes rencontres avec les acteurs locaux du savoir-faire tinctorial du pastel.

Observer mes bleus changeants et évoluant à la rencontre de l’oxygène lors des teintures dans les cuves ancestrales de pastel, m’ont rappelé ces moments allongés dans l’herbe où je regardais les linges sécher, virevoltant dans tous les sens. Faire un projet autour du bleu, du pastel, de l’Occitanie, l’envie que j’avais de présenter des nuances provocatrices d’émotions s’est retrouvée dans ce souvenir de sieste sous les draps étendus.

C’est ainsi que je me suis lancée dans cette quête ; réinterpréter les linges volant au fil du vent, un moment suspendu, une plongée hors du temps.

Ce luminaire vise donc à retisser un lien entre habitants, patrimoine, savoir-faire et acteurs locaux. Un véritable bain révélateur d’échanges et de possibles collaborations entre artisan et designer qui permettent à ce savoir-faire de s’inscrire dans une perspective contemporaine.


Un petit mot sur le fait d’être lauréat

« Participer au prix Nougaro me tenait à cœur par la volonté de mettre en valeur les jeunes créateurs d’Occitanie, je suis très heureuse de faire partir de cette belle aventure et des lauréats en espérant développer mon projet afin de continuer de permettre à mon échelle, de valoriser notre belle région et que nous l’inscrivions ensemble, dans une perspective d’avenir. »